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“LE BARBECUE”
du nouveau
très bientôt
A suivre ... |
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LE BARBECUE
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Note d'intention du metteur en scène (ou chronique d'un délit prémédité)
S'approprier une œuvre dont on n'est pas l'auteur ? Jusqu'ici voilà une entreprise dont l'immoralité intellectuelle ne m'avait pas beaucoup dérangé. Le risque de voir Molière, Shakespeare ou Chrétien de Troyes, mes adaptés récurrents, venir me demander des comptes ne m'a jamais réveillé la nuit. C'est l'avantage de mettre en scène des auteurs disparus depuis longtemps et puis, « n'est pas Hamlet qui veut ».
Avec « le Barbecue », non seulement les deux auteurs ont la mauvaise idée d'être en pleine forme, mais ils font de plus partie d'une distribution qui préexistait à l'écriture. Diable, comment opérer mon larcin sous cette double, mais bienveillante, surveillance ?
Rester fidèle à l'esprit du texte, à cet air du temps qui dit nous imposer la trentaine comme le carrefour de nos vies modernes, chercher dans le personnage cette fêlure qui permet d'entrevoir l'acteur, utiliser l'humour et la dérision qui dans nos vies quotidiennes pourraient désamorcer ces situations de crises avec l'autre sexe, avant qu'elles nous secouent douloureusement l'ego et le cœur.
Voilà un texte « du quotidien », proche du vécu de chacun, peut-être représentatif d'une génération et je compte bien le chaparder.
Description et choix préalables de mise en scène :
Six personnages, archétypes des messieurs et mesdames tout le monde, font irruption sur scène avec leurs trente ans de vie, trente années de doutes, de joies éphémères et de petites et grandes décisions. Ils sont « condamnés » à passer tous ensemble un laps de temps précis dans un même lieu, et ce par le seul poids des convenances modernes qui dit qu'il est de bon ton de passer un week-end à la campagne avec des amis, même si cette amitié manque de conviction, et que l'amour s'étiole au fil des ans.
Il ne s'agit pas de réinventer les règles du huis clos, mais de les utiliser pour faire se télescoper des itinéraires personnels prêts à subir les coups du sort et les coïncidences, pour mettre une loupe sur ce que les relations humaines portent en elles de déliquescence, mais aussi d'espoir.
La psychologie de chacun des personnages, par un travail constant de l'acteur qui donne corps et voix aux élans du cœur, doit nous faire découvrir les clés et motivations insoupçonnées de chacun des personnages. Face au hasard des discussions et de leurs conséquences, qui peut se dire vraiment le maître de sa vie ?
Tout peut arriver, là, au cours de la représentation, au rythme des entrées en scène dictées par un barbecue, prétexte pour passer au grill les contradictions de chacun.
Le décor de ce spectacle doit servir à dessiner à la fois pour les acteurs et pour les spectateurs l'identification distincte d'une unité de lieu contemporaine, ici l'intérieur de la pièce principale d'une maison de Normandie. Il s'agira de suggérer avec un ameublement léger un espace de vie et d'échanges et pas seulement un lieu de passage fortuit où se joue et se dénoue les intrigues du quotidien.
La répartition lumière dans cette création sera basique. 4 actes, 4 moments différents de la journée, 4 chaleurs lumières à créer. Aucune variation ne sera requise au sein de chaque acte, un éclairage continu et exhaustif de la totalité de l'espace scénique, afin de coller au plus près de l'effet de réel, de vraisemblance, de proximité avec le vécu personnel du spectateur.
Seul l'acte 3, se déroulant la nuit, nous offre la possibilité de jouer avec des douches de lumière, afin de mieux sculpter l'intimité des duos de personnages et de leur découverte mutuelle, duos qui deviennent trios, quatuor, etc. au fur et à mesure que la scène s'éclaire, tous les protagonistes entrent en jeu.
A ce stade de la mise en scène, la question de l'utilisation de bandes sonores n'est pas clairement tranchée. Le parti pris sera probablement minimal. L'emploi de la chanson de Bénabar, qui a été au cœur du travail d'écriture, élément d'inspiration et repère de narration, est aussi un des fils rouges de la pièce pour les personnages. La récurrence de son utilisation dépendra du rythme trouvé par les comédiens lors des répétitions, et de leur propre musicalité. |
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